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Brésil :
Une fillette de 9 ans, abusée par son beau-père, tombe enceinte de deux jumeaux. Les médecins décident d’un avortement pour raison médicale. Ils craignent pour la vie de la petite fille. Qui ne partagerait cette décision, en outre, pour des raisons morales ? Voilà une fillette violée qui n’a certes pas l’âge de devenir maman, dont la vie est mise en danger et qui ne peut décemment pas s’occuper, enfant qu’elle est elle-même, de l’avenir d’autres enfants ! Soit, où est le problème ?
Eh bien ! Ils ont osé ! L’église catholique du Brésil ou l’un de ses représentants, soutenue par le Vatican se refuse à cautionner un avortement même dans ce cas extrême!
La théologie continue à intervenir dans les questions purement médicales. Les textes bibliques, les décisions ecclésiastiques persistent à vouloir influencer l’opinion en ce qui concerne, entre autres, l’avortement. Pour Pie XI, par exemple, dans son encyclique sur la famille, l’interruption de grossesse ne peut être justifiée même quand la vie de la mère est en danger. L’église considère toujours qu’il s’agit en l’occurrence du meurtre d’un innocent et que cet acte va à l’encontre du précepte de Dieu et de la loi naturelle : « tu ne tueras point ».
Tu ne tueras point ! Beau principe et qui pourrait aller contre ? Pour autant, le pape n’en condamne pas la guerre ni la peine capitale.
« Les médecins intègres et habiles s’efforcent à la fois de préserver les vies des mères et de l’enfant, au contraire, ils se montrent très indignes de la noble profession médicale, ceux qui consomment la mort de l’une ou de l’autre, sous couleur de pratiquer la médecine, où par des mobiles de pitié déplacée. »
En effet, les embryons ont une âme… à partir du quarantième jour pour les mâles prétendaient les anciens théologiens et seulement au quatre-vingtième pour les embryons femelles. Les plus modernes harmonisèrent la date d’apparition de l’âme et la fixèrent pour les deux sexes au quarantième jour après la conception. Admirable progrès !
Et la mort de la mère, n’est pas un meurtre car le médecin ne peut être absolument sûr qu’elle mourra. Un miracle pourrait toujours la sauver !
Et le miracle, oui, est possible. Il ne contredirait ni les lois de la physique ni les lois de Dieu. Un miracle ne viole pas les lois de la nature, il ne fait que suspendre l’effet particulier d’une de ces lois. Et Dieu, quant à lui, dans sa toute puissance, lui qui a établi les lois physiques peut leur imposer une exception.
Avec ces arguties j’en ai oublié la fillette au ventre rond. Que Dieu aie pitié d’elle puisque les hommes d’église ne sauraient transiger sur leurs beaux principes
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